samedi 21 avril 2012

Exposition sur les phares

Le musée national de la Marine à Paris présente du 7 mars au 4 novembre 2012 une exposition temporaire originale consacrée à l’univers hors du commun des phares.




cliquez sur le lien ci-dessous
exposition phares du monde

jeudi 19 avril 2012

Les rivages de la Somme (suite)

Deuxième partie Sud

   Examen d'une ancienne carte d'état major permettant de vérifier les tracés des rivages d'autrefois.



Les rivages de la Somme

Partie Sud

   On voit qu'avant d'être parvenues aux contours actuels des rivages, les grandes surfaces alluviales que sont le Marquenterre et les Bas-Champs de la Somme n'ont évolué que par étapes de longue durée et qu'elles ont été le théâtre de nombreuses fluctuations.
   On voit aussi que les bancs de nature ancienne sont accolés aux rivages d'autrefois : au sud de la Somme, le long de la falaise morte, à Hautebut, Brutelles, Laleu, Lanchères et Sallenelle, auxquels on peut ajouter, dans la pointe ancienne du cap Hornu, à Saint-Valery, la présence d'un banc de galets agglutinés et très compacts se prolongeant sous le chenal de la Somme.

Ancien feu du Hourdel

Feu de marée du Hourdel construit en 1932



Ancien phare sud de Cayeux-sur-Mer

Feu de marée dans les années 30 (remplacé par un Amer)



lundi 16 avril 2012

Rivages d'autrefois et rivages futurs

   Nous allons suivre les anciens rivages, c'est à dire, les bords des plateaux du Ponthieu et du Vimeu, contre lesquels venaient battre autrefois les hautes mers de vive-eau.
   Le tracé de ces anciens rivages montre que l'estuaire de la Somme s'ouvrait alors largement, depuis le Cap Hornu au sud, jusque vers l'embouchure ancienne de la Maye au nord, c'est à dire, jusqu'au sud de la région où se trouve Rue aujourd'hui.

   On voit le processus des accumulations littorales : pour les bas-champs, les cordons littoraux successifs à partir d'Ault ont épaulé progressivement un rivage continu, franchissant le Hâble d'Ault, et, dépassant Cayeux, gagnant le Hourdel, s'accroissant toujours vers le nord; pour le Marquenterre, les dunes, en continuelle transformation depuis le Crotoy jusqu'à le pointe de Routhiauville.







samedi 14 avril 2012

Les bas-champs de la Somme

   Les bas-champs de la Somme comprennent l'étendue de terre de 4000 ha, en forme de triangle curviligne, aux sommets duquel sont situés Ault, le Hourdel et Saint-Valery. Ils se composent à peu près des mêmes matériaux alluviaux de fond que le Marquenterre. Ce sont des matériaux  siliceux, agglutinés de particules calcaires, le tout provenant des falaises de Normandie, mêlé à des sables fins venant de la mer et à des matières organiques provenant principalement de la rivière de Somme.
   D'après Demangeon  et Briquet, Cayeux devait être, mentionné comme lieu habité dès le 8ème siècle. De même Hurt et Wathiehurt.

   Sur la carte ci-jointe des bas-champs, on peut voir quels étaient, approximativement, les contours du Hâble vers le 17ème siècle avec à l'entour, les diverses digues de 'renclôture'.
   On peut apprécier les surfaces gagnées à la culture par les digues construites successivement au cours des siècles et qui rétrécissaient le champ des eaux marines pénétrant par le hâble.



Phares actuels de Cayeux sur Mer

Phare de Cayeux sur Mer ou Brighton pris du haut des dunes


Amer au sud de Cayeux sur Mer














Feu du Hourdel

Feu du Hourdel pris de la Baie



vendredi 13 avril 2012

Nouvelle installation du feu du Hourdel

   Détruit par explosifs en 1944, il fut rétabli provisoirement dès le 17 juin 1945 sur un pylône métallique.
   Le fanal du Hourdel est maintenant placé au sommet d'une tour. Terminée dès 1950, cette tour est flanquée d'un bâtiment destiné à recevoir les appareils électriques et autres matériels de service. Une sirène de brume est annexée à l'établissement.
   De la plateforme de la tour, on domine le panorama de l'embouchure de la Somme, s'étendant des rivages de Cayeux à ceux  de la pointe de Saint-Quentin, et du côté de terre, jusqu'à Saint-Valery et aux plateaux en bordure des anciens rivages.


Le feu du Hourdel

    Il fut construit peu après 1834, date de construction du port du Hourdel. Allumé en 1840, il fonctionnait essentiellement comme feu de marée. Depuis 1855, le mât du Hourdel indiquait le sens et la hauteur de la marée. La marée dans le port et en Baie était signalée par un pavillon blanc, barré par une croix de Saint-André. Une flamme noire hissée au dessus du pavillon, annonçait la marée montante. Placée en dessous, elle marquait la marée descendante.

   Le dernier mât du Hourdel, construit en 1932, était un pylône métallique treillissé de 16m de haut. Lors de son électrification en 1933, les portées lumineuses se trouvèrent plus que doublées. Il cessait de fonctionner comme feu de marée, demeurant allumé toute la nuit.


mercredi 11 avril 2012

L'ancien phare Sud de Cayeux-sur-Mer

   Ce phare a coexisté avec le phare Nord depuis le 5 novembre 1897 jusqu'au 4 septembre 1912. Avant sa construction, il existait tout près du même point un feu de marée qui avait été mis en service le 1er juin 1856, ainsi qu'une cloche de brume.

   Depuis la désaffection du phare Sud, sa tour avait été conservée pour servir d'amer aux navigateurs.
La tour de l'ancien phare Sud fut détruite par explosifs à peu près en même temps que le phare Nord en août 1944 par les allemands.

   L'amer du nouveau phare Sud a été érigé en 1946-47 à quelques mètres  de l'ancien phare, sur un blockauss allemand. Il se compose d'un faisceau tronconique de poutres en ciment armé disposées en cercle et reproduisant  la forme de la tour disparue.Il est surmonté d'une croix de Saint André.


Parution d'un article de presse

   le mardi 10 avril 2012 dans le journal 'l'éclaireur'





Le nouveau phare

  Phare nord de Cayeux-sur-Mer

 Dès 1950, six ans après la destruction de la tour construite en 1837, une nouvelle tour était érigée exactement à la même place.

   Cette tour, en béton armé, blanche, avec son tiers supérieur revêtu de briques d'un rouge foncé, domine maintenant le paysage de Brighton que l'occupation allemande a ruiné. Une maison de gardien a été bâtie à proximité.



mardi 10 avril 2012

Les phares et les signaux

  Ancien phare nord de Cayeux-sur-Mer

 On ne sait à partir de quelle date on a commencé à signaler de nuit aux marins l'approche des rivages de la Somme. Toujours est-il que l'accès des passes de la Somme était indiqué, dès le milieu du 18ème siècle, par un feu dénommé "feu de Cayeux", situé entre le bourg de Cayeux-sur-Mer et le Hable d'Ault.

   L'éclairage de la côte était reconnu insuffisant, la décision fut prise de construire un phare au nord de Cayeux-sur-Mer à l'emplacement qu'il occupe aujourd'hui. La construction de la tour était terminée en 1837, à côté de l'emplacement d'un ancien feu de marée. Il fut détruit en août 1944.

   Les allemands maintenaient au phare un poste de garde. En 1940, ils exigèrent un branchement électrique pour leur éclairage et leur poste radio.





lundi 9 avril 2012

Feu du Hourdel actuel construit en 1950

Entrée du feu



bateaux de pêche accostés sur le côté du feu



Ancien Phare nord de Cayeux-sur-Mer

ou phare de Brighton de 1837 à 1944 (détruit par les allemands)


Nouveau Phare nord de Cayeux

ou phare de Brighton actuel construit en 1951



Parution d'un article de presse

 dans le courrier picard - rubrique Picardie Maritime-

dimanche 08 avril 2012, mis à jour à 12h00

LITTORAL Le phare de Brighton pourrait rouvrir ses portes au public
Première échéance de l'association: obtenir le feu vert de la commission de sécurité pour entrer dans le phare et évaluer le coût des travaux de rénovation.
Six Cayolais viennent de créer une association pour la sauvegarde des deux phares de la commune. Objectif: les rénover et les rendre accessibles au public.
Comme presque toutes les communes implantées sur le littoral français, Cayeux-sur- Mer, sur la Côte picarde, compte trois édifices destinés à avertir les navigateurs, la nuit, de l'approche des côtes: l'amer sud, le phare du Hourdel et celui de Brighton. Automatisés et toujours en fonction, ils sont la propriété de l'État (service des Domaines) et sont gérés par la Direction interrégionale de la mer au ministère de l'Écologie, du Développement durable, du Transport et du Logement.
Alors, comment envisager d'organiser des visites guidées et payantes de ces monuments, éléments du patrimoine maritime local? Tout simplement en créant une association qui, sous certaines conditions définies dans une convention, serait habilitée à mettre en place l'activité touristique après rénovation. C'est ainsi que six Cayolais ont donné naissance à l'Association pour la sauvegarde et la mise en valeur des phares de Cayeux, le 10mars dernier. Son président est Philippe Prouvost, contrôleur principal au service des Phares et balises, le secrétaire Patrick Chauveau (lui-même président de Vivre ensemble, et le trésorier Patrick Henique. On y trouve également Jean-Pierre Boyard, président de l'association les Pompons rouges, l'écrivain Henri Heinemann et Christophe Caron, de Radio Picardie Littoral.
«Pour l'instant, nous nous intéressons au phare de Brighton», confie Philippe Prouvost. Cet édifice-là est bien particulier: construit en1835 sur un hectare de terrain, détruit en1944 par l'armée allemande et reconstruit en1950, son signal lumineux culmine à 35mètres de haut. Grâce à ce feu à éclat rouge, qui envoie un signal toutes les 5 secondes, les marins peuvent l'observer la nuit en mer jusqu'à 19milles des côtes, soit environ 35km. «Le premier écueil à passer, c'est la commission de sécurité, ajoute Patrick Chauveau. Lorsqu'on aura l'autorisation d'y entrer, on pourra chiffrer les travaux.» L'objectif étant à terme de rénover l'intérieur et l'extérieur du phare et de transformer l'ancienne maison du gardien en billetterie avec une salle pour les animations. «La visite d'un phare pourrait s'inscrire dans un circuit de découverte du patrimoine maritime cayolais qui commencerait par le pôle culturel et le Benoît-Champy (ndlr: un canot de sauvetage du début du XXe siècle, qui fait aujourd'hui la fierté des Cayolais) en passant par Brighton, la route blanche pour se terminer au Hourdel», conclut Jean-Pierre Boyard.
Une expérience passionnante et réalisable, puisque bon nombre de phares en Bretagne sont régis de cette façon, tout comme celui de Calais, plus proche encore de la Picardie.
De notre correspondant                                                                                                                            FABRICE LAPORTE

dimanche 8 avril 2012

Bureau associatif

Composition du bureau

L'association est dirigée par un conseil de membres, élus pour une année par l'assemblée générale. Les membres sont rééligibles.

Actuellement, le bureau est composé de :
- un président : PROUVOST, Philippe
- un secrétaire : CHAUVEAU, Patrick

Membres

L'association se compose de :
a- membres d'honneurs (personnes ayant rendu des services)
b- membres bienfaiteurs (personnes qui versent une cotisation annuelle)
c- membres actifs ou adhérents (personnes qui versent annuellement une somme).

samedi 7 avril 2012

Lancement de l'association

Inscription

La constitution de cette association a été crée le 20/02/2012 à CAYEUX-SUR-MER, déclarée à la Sous-Préfecture d'ABBEVILLE le 28/02/2012 et enregistrée à l'INSEE Nord Pas de Calais le 12/03/2012 sous le numéro de SIRET : 750 198 962 00011.
Le siège social est fixé à la mairie de Cayeux-sur-Mer, rue du maréchal Foch.

But

Cette association a pour but de participer à la restauration et la mise en conformité des phares de Cayeux-sur-Mer, en priorité celui de Brighton-les-Pins et ensuite le feu du Hourdel. Ils seront proposés à la visite dans le cadre du développement touristique du site de la Baie de Somme.

Ressources

Les ressources de l'association comprennent :
- le montant des droits d'entrée et des cotisations,
- les subventions de l'état, de l'UE, des collectivités territoriales, etc....
- les divers dons pouvant être obtenus.

Démarche

Des travaux conséquents sont envisagés notamment sur le phare de Brighton. La première démarche à effectuer est donc de faire passer la commission de sécurité sur ces deux sites afin de connaître les conditions et les recommandations pour leur accès au public. La demande est en cours.